Recherche documentaire
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : Le grand sud attractif
Au 1er janvier 2016, les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées vont s’unir pour devenir la cinquième région la plus peuplée de la France métropolitaine. La nouvelle région regroupe des territoires aux activités économiques très différenciées, à forte dominante présentielle le long du littoral et davantage productive autour de Toulouse. Elle se caractérise par un dynamisme démographique soutenu, lié à son attractivité résidentielle. Ce dynamisme pourrait se poursuivre dans les années à venir. Un des enjeux pour la nouvelle région sera de mettre en place des politiques publiques pour répondre à de nouveaux besoins (logements, transports, services et équipements…) tout en préservant une certaine qualité de vie et en limitant l’impact environnemental de l’urbanisation. Un autre enjeu sera de promouvoir un développement économique valorisant les potentialités et les complémentarités de tous les territoires de la région.
Les Budgets de référence : une méthode d’évaluation des besoins pour une participation effective à la vie sociale
Quels sont les besoins minimaux pour participer effectivement à la vie sociale ?
C’est pour répondre à cette question que l’ONPES a engagé une démarche inédite en France consistant à réunir des groupes de citoyens et des experts afin de déterminer les besoins necessaires à cette participation.
Cette étude, réalisée en collaboration avec le Crédoc et l’IRES, s’inscrit dans le cadre de la démarche conduite au plan européen sur la détermination d’un « revenu minimum adéquat ». Ce travail a donné lieu au neuvième rapport de l’ONPES qui a été remis en mars 2015 à Madame Ségolène Neuville, secrétaire d’État en charge de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
La présente Lettre reprend les principaux résultats de ce rapport. Sont en particulier présentés les choix méthodologiques retenus pour établir les différents paniers de biens et de services nécessaires pour les six configurations familiales étudiées afin de participer à la vie sociale, ainsi que le montant des budgets de référence correspondants. Ces montants sont comparés à ceux obtenus par d’autres approches des besoins des familles. La Lettre présente les enseignements que l’ONPES tire de ces résultats et propose des perspectives sur les usages possibles de ces budgets.
Des inégalités entre femmes et hommes persistantes mais qui se réduisent
Les inégalités entre les femmes et les hommes sont différenciées et plus ou moins marquées selon les régions. Elles traduisent le plus souvent une situation moins favorable des femmes mais pas toujours. Ainsi, Midi-Pyrénées fait partie des régions les moins inégalitaires pour l’espérance de vie, le taux de scolarisation à 18 ans ou encore le taux d’activité, avec des niveaux plus élevés dans la région pour chacun de ces indicateurs tant pour les femmes que pour les hommes. À l’opposé, elle se situe parmi les régions où les écarts sont les plus marqués entre les sexes pour la part des 60 ans ou plus vivant en institution et le taux de chômage des 25 à 54 ans. C’est aussi le cas pour la part des diplômés du supérieur, où la situation des femmes est bien plus favorable que pour les hommes dans la région et pour les deux sexes qu’au niveau national. En termes de salaire, les inégalités sont fortement marquées en défaveur des femmes et se traduisent par des montants inférieurs de plus de 20 % à celui des hommes. Ces inégalités se sont réduites globalement en Midi-Pyrénées comme en moyenne en France en dix ans.
Synthèse des résultats de l'enquête Pôle Emploi "Les besoins en main-d'oeuvre" 2015
En fin d'année 2014, Pôle emploi a sollicité les entreprises de Midi-Pyrénées dans le but de connaître leurs besoins en main d'oeuvre pour l'année 2015. Un peu plus de 77 000 établissements ont été interrogés afin de préciser quels étaient les métiers recherchés dans les différents bassins d'emploi de la région et de caractériser les difficultés ou la saisonnalité de certains projets de recrutement. Cette publication synthétise les principaux résultats pour la région Midi-Pyrénées.
Toulouse : la ville en rose ?
De toutes les «cities» européennes de taille comparable, Toulouse Métropole fait partie des plus étendues entraînant en corollaire des déplacements en voiture rendus souvent difficiles. Elle est peu densément peuplée, en raison, notamment, d’un fort habitat individuel. Ville universitaire, ses habitants sont jeunes, ceci établissant un lien avec la surface des logements qui y est, en moyenne, faible. Ville dynamique, la part d’actifs y est importante mais aussi, conséquence de son attractivité, son taux de chômage plus élevé. Le poids de l’emploi dans l’industrie et dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques sont des spécificités de la cité Mondine. Sur le plan culturel, si Toulouse souffre, en apparence, d’un déficit de théâtres et de cinémas, les bibliothèques y sont en revanche nombreuses. La part d’étrangers y est un peu plus faible que dans les autres «cities» européennes comparables.
STATISS - Les régions françaises
STATistiques et Indicateurs de la Santé et du Social (STATISS - Les régions françaises) est un mémento annuel présentant des données départementales et régionales les plus récentes possibles sur une série d’indicateurs tels que la démographie, l’offre de soins, l’activité hospitalière, l’accueil des personnes âgées et des adultes handicapés, les professions de santé, les formations aux professions sociales et de santé.
Il est accessible dans une version Internet présentant l’ensemble des données départementales et régionales et permettant aux utilisateurs de télécharger la maquette nationale ou de choisir un département sur la carte de France des régions puis de sélectionner le tableau à visualiser.
Toutes les éditions annuelles du STATISS, depuis 2002, sont consultables en ligne sur le site du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes à l’adresse suivante :
http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/apps/statiss/default.html
Le RSA en 2014 : une augmentation qui fléchit mais reste soutenue
Le revenu de solidarité active (RSA) est versé à 2 364 000 foyers allocataires dans la France entière au 30 juin 2014. L’évolution des principaux indicateurs du RSA s’inscrit dans un contexte de fragile éclaircie, marqué par un léger reflux du chômage, malgré une conjoncture économique encore atone.
Le nombre d’allocataires croît moins vite depuis le deuxième trimestre 2013 : +6 % entre juin 2013 et juin 2014 contre +6,9 % l’année précédente. La revalorisation exceptionnelle de 2 % du barème du RSA en septembre 2013, prévue par le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, a fait entrer dans le dispositif 15 400 bénéficiaires. 7 500 personnes sont passées du RSA activité seul au RSA socle+activité par le jeu de la revalorisation.
Durant cette même période, le ralentissement affecte seulement les effectifs du RSA socle : +5,4 % (dont +0,6 % due à la revalorisation) après +8,1 %. Le RSA activité augmente plus vite : +8,2 % (dont +0,9 % grâce à la revalorisation) contre +2,7 % un an auparavant. Les effectifs du RSA activité jeune poursuivent leur décroissance (-5,7 % entre juin 2013 et juin 2014) dans un contexte économique peu porteur qui durcit l’impact des critères d’attribution fondés sur l’existence d’une expérience professionnelle. La population des allocataires se renouvelle de moins en moins vite. Le taux de rotation du RSA atteint 11,1 % en juin 2014 et baisse depuis 2010.
Evaluation de la 2ème année de mise en oeuvre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale / Le rapport
Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale a été adopté en Comité interministériel de lutte contre les exclusions (Cile) le 21 janvier 2013, à la suite de la tenue d’une conférence nationale les 10 et 11 décembre 2012.
Ce plan se structure en 3 axes complémentaires : le premier met l’accent sur la prévention, le deuxième sur les actions d’accompagnement et d’insertion, et le troisième est consacré aux questions de gouvernance des politiques de solidarité. Le plan regroupe 61 mesures, qui empruntent à 7 « paquets thématiques » différents.
L’évaluation du suivi de la mise en oeuvre de ce plan a été confiée à l’IGAS : le présent rapport dresse un bilan d’étape après deux années de mise en oeuvre.
97 000 jeunes en grande précarité bénéficient du fonds d’aide aux jeunes en 2013
Aide départementale de dernier recours destinée à l’insertion sociale et professionnelle, le fonds d’aide aux jeunes (FAJ) bénéficie à 97 000 jeunes de 18 à 25 ans en grande difficulté sociale, en 2013. Le montant moyen des aides s’élève à 189 euros.
Le fonds octroie essentiellement des aides financières individuelles versées le plus souvent à titre subsidiaire lorsque les autres dispositifs existants ne peuvent être mobilisés. La moitié d’entre elles répondent à des besoins de subsistance, le FAJ étant aussi fréquemment sollicité pour des aides au transport ou à la formation. Une aide sur cinq est, par ailleurs, allouée en urgence.
60 % des aides sont accordées à des jeunes sans ressource financière et 35 % à des jeunes en situation de précarité vis-à-vis du logement.
Le fonds finance également des actions collectives dans la moitié des départements. Il s’agit le plus souvent d’aides à l’insertion et au logement. Enfin, les ressources du FAJ alimentent d’autres fonds ou organismes oeuvrant pour les jeunes dans un quart des départements.
Son budget global, essentiellement financé par les conseils généraux, s’élève à 36 millions d’euros.
Dépenses d’aide sociale départementale en 2013 : une hausse soutenue par le RSA
En 2013, les dépenses nettes d’aide sociale des conseils généraux s’élèvent à 33,9 milliards d’euros, dont 32,1 milliards en France métropolitaine, soit une hausse de 2 % en euros constants par rapport à 2012 et de près de 10 % depuis 2009.
Près de 8,7 milliards d’euros sont consacrés aux dépenses nettes liées au revenu de solidarité active (RSA) socle et au RSA socle majoré, aux contrats uniques d’insertion et aux anciens dispositifs du revenu minimum d’insertion. Celles-ci augmentent de 7 % en euros constants par rapport à 2012. Elles représentent 30 % des dépenses consacrées aux quatre principales catégories d’aide sociale.
L’aide sociale à l’enfance et l’aide sociale aux personnes âgées en constituent chacune 24 %. S’élevant à 7,1 milliards d’euros en 2013, les dépenses consacrées à l’enfance ont progressé de 1 % en euros constants en un an. Cette hausse est imputable à l’augmentation du nombre de bénéficiaires (+2 %). À l’inverse, les 7 milliards de dépenses nettes destinées aux personnes âgées sont en léger recul en 2013 (-0,4 %). Ils sont pour une large part dédiés au financement de l’allocation personnalisée d’autonomie. Enfin, les 22 % restants concernent les dépenses nettes d’aide sociale destinées aux personnes handicapées (6,3 milliards d’euros), en hausse de 3 % par rapport à 2012.